Environnement

Pour maintenir et améliorer la qualité de vie des Berthelais et des Berthelaises, la municipalité vise à promouvoir des actions favorisant un développement durable et éco-responsable des ressources. En tentant de conserver la qualité des sols, des eaux souterraines ainsi que celles de surfaces ou en optant pour une gestion responsable de l'utilisation de l'eau potable, de contrôle envers certaines plantes nuisibles (herbe à la puce, herbe à poux, la renouée du Japon, etc.) et d'insectes ravageurs, la municipalité contribue à protéger la santé humaine et les écosystème afin d'assurer la pérennité des usages du territoire et des ressources.

La municipalité souhaite devenir un modèle et une source d'inspiration envers sa population en matière de gestion environnementale.

Un insecte ravageur, l'agrile du frêne

Agrile du frêne

Agrile du frêne

Le 13 mars 2019, la MRC de Montmagny invitait ses municipalités à participer à une conférence regroupant des chercheurs de l'ACIA (Agence canadienne d'inspection des aliments) et du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada ainsi que des ingénieurs dans le domaine forestier.

Le 5 juillet 2019, l'ACIA confirme la présence de l'insecte ravageur à Saint-Jean-Port-Joli. C'est une question de temps pour Berthier-sur-Mer.

Qui est ce ravageur ? C'est un coléoptère originaire d'Asie de couleur vert-bleu métallique, étroit, allongé, glabre, mesurant 8,5 à 14,0 mm de longueur sur 3,1 à 3,4 mm de largeur. Il est envahissant et extrêmement destructeur. Il attaque et tue toutes les essences de frênes présentes en Amérique du Nord (blanc, noir et rouge).

Depuis quand est-il présent ? Au Canada, l'agrile a été détecté la première fois en 2002 à Windsor dans le sud-ouest de l'Ontario. En 2008, l'ACIA confirme sa présence en Montérégie puis, en 2011 à Montréal et dans la région de Gatineau, en 2012 à Longueuil, et en 2013 à Terrebonne.

Notez que toutes ces régions sont réglementées par des arrêtés ministériels fédéraux interdisant tout transport de produits en frêne qui pourraient avoir été contaminés.

 

Comment se propage-t-il ? Pourvu d'ailes, l'agrile a la capacité de voler. Au cours d'un été, durant sa période de vol, il peut se déplacer sur une distance de 10 km.

Toutefois, le déplacement par l'homme de produits potentiellement infestés, comme le bois de chauffage, les billes, les branches, le matériel de pépinière, les copeaux et d'autres produits du frêne, constitue le mode de propagation le plus courant.

Pour tenter de ralentir la propagation de l'insecte ravageur, l'ACIA a créé des zones réglementées (couleur jaune) afin d'appliquer des mesures restreignant le déplacement de frênes infestés hors des lieux où l'agrile du frêne a été repéré. En d'autres mots, une corde de bois composée de frênes en provenance de la MRC de Montmagny (couleur jaune) ne peut plus être livrée dans d'autres régions du Québec ! Toute personne qui déplace du frêne hors des régions règlementées (couleur jaune) sans l'autorisation préalable de l'ACIA s'expose à une amende ou à des poursuites judiciaires.

Ce message est d'une grande importance et demande votre collaboration.

Identification du frêne

 La feuille

La feuille est toujours pennée (opposition des nervures dans la feuille), avec un nombre impair de folioles (5 à 11). Ces feuilles ou folioles sont aussi opposées l'une à l'autre et placées le long de la nervure principale. La feuille est ovale et se termine en pointe. Elle peut avoir une marge lisse ou légèrement dentée.

 

L'écorce en forme de losanges
L’écorce des frênes matures est épaisse et forme des crêtes rigides entrecroisées en losanges réguliers, rappelant un peu la forme de diamants. L’écorce des jeunes arbres ne possède pas ces crêtes et est plutôt mince.

La samare

L'arbre femelle produit des grappes de semences (samares). Contrairement à la samare de l'érable qui est jumelée (disamare), la samare du frêne est seule. Les arbres ne fructifient pas chaque année, mais lorsque cela arrive, les samares vont persister jusqu’en hiver, donnant un aspect intéressant aux arbres. Les fleurs mâles et femelles étant portées sur des arbres différents, les arbres mâles ne porteront jamais de samares. Une très grande quantité de samares sur un arbre peut parfois indiquer que cet arbre est stressé.

 

Traiter ou abattre ?

L'arrivée de l'agrile sur le territoire de Berthier-sur-Mer est une question de temps. La municipalité vous recommande d'enlever les jeunes pousses de frênes et d'effectuer le plus tôt possible un reboisement. Si vous procédez à l'abattage d'un frêne infesté par l'agrile, vous devez disposer des résidus du bois à des endroits appropriés afin de ne pas propager l'insecte. À ce sujet, un arboriste peut abattre et déchiqueter le bois sur place puis disposer des copeaux d'une façon règlementaire et sécuritaire.

Le traitement au TreeAzin peut "ralentir" les ravages des larves situées dans l'écorce interne. Lorsque injecté dans l'arbre, le produit permet de réduire les populations d’agriles et ainsi prolonger la longévité du frêne.

L’entrepreneur qui administre le traitement au TreeAzin doit détenir un certificat d’applicateur de pesticides (délivré par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec), être agréé par le distributeur du produit et aussi être accrédité par l'ACIA. Le coût du traitement d'un arbre varie entre 150 $ à 250 $ aux deux ans (durée du traitement entre 6 à 10 ans). Documentation.

Que dois-je faire si je constate la présence de cet insecte ravageur ?

Avisez la municipalité pour annoter la situation, communiquez l'ACIA pour connaître les directives à entreprendre selon votre situation. Pour plus d'informations : agrile du frêne - ACIA.

Plantes indigènes et exotiques envahissantes : bonnes pratiques de gestion et de contrôle

Herbe à la puce ou herbe à puce

Herbe à la puce (Toxicodendron radicans)

Présente dans presque toutes les régions du Québec, l'herbe à la puce colonise différents habitats de façon dense comme en forêt ou en plein champ, à l'ombre ou ensoleillé, des sols secs ou humides, le long des clôtures, des routes, des falaises, des rives ou des voies ferrées.

Comment la reconnaître ? Les feuilles se composent de trois folioles terminant un long pétiole. Période de floraison : juin ou juillet

Danger : lorsque la peau entre en contact avec la sève de la plante, une réaction épidermique apparaît généralement après 24 à 48 heures (voir symptômes).

Comment l'éliminer? Arracher les plants (protégez-vous), évitez de composter et remplacer par d'autres végétaux moins envahissants.

Attention particulière : ne jamais composter ou jeter dans la nature. Les plants doivent être placés dans des sacs à ordures robustes et jetés aux ordures.

Fiche descriptive : herbe à la puce

Herbe à poux

Herbe à poux (Ambrosia trifida)

Plante envahissante très présente au Québec. Elle cause des allergies à une personne sur huit. L’herbe à poux provoque chez les personnes allergiques le rhume des foins (rhinite) et parfois, la sinusite chronique ou l’asthme.

Comment la reconnaître ? Son feuillage dentelé ressemble à celui d'une carotte. La plante apparaît dès mai et meurt aux premières gelées de l’automne. Elle pousse dans des sols dénudés (bordure de route, terrains vagues, terrains en construction) et elle peut atteindre jusqu'à un mètre de hauteur. Floraison et pollen à la mi-juillet.

Comment l'éliminer ? La meilleure façon d’éliminer cette plante est de l’arracher avant la floraison (début mi-juillet). L’herbe à poux s’arrache facilement et il n’y a aucun danger à y toucher.

Attention particulière : Tant qu’elle n’est pas en graine, elle peut être compostée ou jetée dans la nature. Sinon, elle doit être placée dans des sacs robustes et jetée aux ordures.

Fiche descriptive : herbe à poux

Renouée du Japon

Renouée du Japon (Fallopia japonica)

La renouée du Japon est une plante exotique envahissante. Elle se répand rapidement à l’aide de rhizomes qui s'enfoncent à plus de 2 m de profondeur et s'étendent latéralement sur 7 m ! Ces tiges souterraines libèrent des toxines qui empêchent l'établissement d'autres végétaux. Elle se reproduit à partir de minuscules fragments de tiges ou de rhizomes pouvant demeurer en dormance dans le sol pendant 10 ans.

 

Comment la reconnaître ? Elle forme des massifs appelés colonies. À maturité, vers la fin juillet, une colonie mesure entre 1 à 3 mètres de hauteur. Ses tiges creuses ressemblent à du bambou. Elles sont lisses et comportent des noeuds brun-rougeâtre entourés d'une stipule (sorte de feuille).

Comment diminuer sa prolifération ? Contrôle par arrachage des tiges au ras du sol tous les mois, entre mai et octobre sur une période de trois à cinq ans. Évitez de la cultiver.

Attention particulière :  Placez les résidus de cette plante dans des sacs à ordures et non dans le composte.

Fiche descriptive : renouée du Japon

Espèces floristiques menacées

Espèces de fleurs menacées sur le littoral

Doté d'une diversité floristique remarquable, le littoral de l'estuaire d'eau douce à saumâtre du Saint-Laurent abrite 17 espèces menacées ou vulnérables. Parmi celles-ci, quatre espèces sont menacées dont la Gentiane de Victorin, la Cicutaire de Victorin, la Vergerette de Provancher et l'Ériocaulon de Parker. Les deux premières sont endémiques, c'est-à-dire uniques, à une région géographique spécifique. Cette particularité rend les plantes endémiques à la fois incroyablement spéciales, mais aussi plus vulnérables à l'extinction.

La municipalité invite ses citoyens à porter une attention particulière à l'égard de ces plantes en évitant de les cueillir et de les tondre ou encore de les piétiner dans un sentier situé près du fleuve.

Gentiane de Victorin Cicutaire de Victorin Vergerette de Provancher Ériocaulon de Parker

Aqueduc et puits privés

Aqueduc et puits privés

Pour effectuer un test d'eau, voici les recommandations :

  • procéder à chaque année à la mi-mai.
  • suivre le protocole pour effectuer l'analyse selon les règles.

Coût de la trousse : 44,84 $ (taxes incluses)

Endroit où l'on peut se procurer la trousse d'analyse d'eau : au bureau municipal situé au 5, rue du Couvent selon les heures d'ouverture.

Pour toute question : 418 259-7343 poste 201 ou info@berthiersurmer.ca

 

Gestion des eaux usées pour une résidence isolée

Fosses septiques

Permis et conformité des installations septiques

Au Québec, c’est le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r. 22) qui détermine de façon très précise le choix et la mise en place des installations septiques.

L’administration municipale a l’obligation de faire respecter ce règlement sur son territoire et toute personne qui a l’intention de construire une maison, d’ajouter une chambre à sa résidence ou de modifier une installation septique doit, au préalable, obtenir un permis.

Vous devez obligatoirement recourir aux services d’un expert membre d’un ordre professionnel reconnu (ingénieur, technologue ou géologue) possédant les compétences requises afin concevoir le système à installer ou à modifier, vous trouverez plus bas une liste de firmes oeuvrant dans la région.

Services d'étude de caractérisation de sol

Nous vous invitons aussi à consulter les documents suivants au sujet des installations septiques et n’hésitez pas à communiquer avec nous au 418 259-7343 ou à permis@berthiersurmer.ca pour toutes questions.

Votre installation septique, l'essentiel à savoir

Guide bonnes pratiques à l’intention des propriétaires

 

Contrat d’entretien

Dans le cas des systèmes avancés (Bionest, Ecoflo, Enviro-septic, etc.), le propriétaire doit obligatoirement remettre à la Municipalité une copie du contrat d’entretien le liant à l’entreprise où le système a été conçu. Une copie de la preuve de l’entretien annuel doit aussi être remise à la Municipalité au plus tard le 31 décembre de chaque année et c’est généralement la compagnie chargée de l’entretien qui s’occupe de l’envoi.

 

Vidange de fosse septique

C’est la MRC de Montmagny qui gère l’opération des vidanges des installations septiques. Les vidanges sont effectuées aux deux ans pour les installations utilisées à l’année et aux quatre ans pour les usages saisonniers. Les prochaines vidanges auront lieu en mai 2018 pour les résidences permanentes seulement et l’information vous sera transmise par la poste. Le coût des vidanges planifiées est inclus dans vos taxes municipales et votre présence n’est pas requise.

Afin de préparer vos installations septiques à la vidange, nous vous invitons à consulter le guide suivant: Guide sur la vidange des installations septiques

Pour plus d'information au sujet des vidanges de fosses septiques et pour suivre en temps réel l'avancement des travaux, veuillez consulter les site web de la MRC de Montmagny: MRC de Montmagny - Les boues de fosses septiques  ou communiquez avec Mme Lucie Lacasse au 418 248-5985, poste 331.

 

Vidanges d’urgence

Une vidange est considérée urgente lorsque le service est demandé en dehors des périodes prévues au calendrier. Le coût de ces vidanges s’ajoute au coût de la vidange prévue et le service sera facturé sur le compte de taxes du propriétaire.

Pour toute information au sujet des vidanges de installations septiques, veuillez communiquer avec Mme Lucie Lacasse au 418 248-5985, poste 331 ou à llacasse@montmagny.com ou encore avec Mme Clarisse Bernard à cette adresse courriel : cbernard@montmagny.com

Protection des sols et réhabilitation des terrains contaminés

Terrains contaminés

Terrains contaminés

La municipalité de Berthier-sur-Mer est tenue de maintenir à jour une liste des terrains qui font l’objet d’un avis de contamination. Cette liste contient exclusivement les terrains contaminés qui ont déjà supportés une activité industrielle ou commerciale visée par le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains .

Registre des terrains contaminés

À noter que cette liste n’est pas exhaustive. Un terrain qui n’y apparaît pas n’est pas nécessairement exempt de toute contamination.

 

Dernière mise à jour le 19 juin 2018

Protection des bandes riveraines et du littoral

Protection des bandes riveraines et du littoral

Protection des bandes riveraines et du littoral

Tous les travaux réalisés dans le littoral, la rive et la plaine inondable nécessitent des autorisations préalables et sont régis par les réglementations municipales.

Il est donc nécessaire de demander et d’obtenir un permis municipal avant de procéder à des travaux.